Apple Jelly : l’interview d’un nouvel album

Apple Jelly 2020

Apple Jelly, que dire de ce groupe ? À se demander si je n’avais pas mieux comme mots pour entamer un post, c’est vraiment la pire première phrase. Ça sonne moche et pas à la hauteur, purée comment je vais rattraper ça…

“Elle est sympa La Manoeuvre… Dis tu aurais pu faire un effort, tu sais combien tu as saigné leurs titres ? Je vous jure la fille elle en a fait du yaourt sur The Punk, et c’est comme ça qu’elle les remercie !”

Ah oui c’est vrai tu as raison, je me souviens, c’était Noël le jour où j’ai obtenu les paroles de ce morceau (oui ça n’existait pas vraiment les sites qui répertorient les paroles, d’ailleurs celles de ce titre ne sont toujours pas en ligne). Je me souviens aussi de toutes ces fois où j’ai dansé sur leur musique dans mon salon. L’extase ! Je les adore, je les aime d’amour depuis mon adolescence. Je n’ai pas envie de compter mais si je vais avoir bientôt 30 ans cela veut dire que je les porte dans mon coeur depuis au moins 15 ans ! Wow ! Je les ai vu qu’une seule fois en live à Paris, tellement un meilleur souvenir. La sortie d’un nouveau disque c’est l’occasion justement de poser quelques questions pour faire le point et rattraper le temps perdu.

Déjà. Pour se faire une idée d’Apple Jelly, commencez par ouvrir Spotify ou tout autre lecteur de musique en ligne disponible. Lancez le titre Control.

Interview d’Apple Jelly autour du nouvel album

Apple Jelly c’est donc (pour moi) THE PUNK mais bon comme le dit si bien Benn, leur leader, AUJOURD’HUI c’est un nouvel album. À défaut de concerts live, de festival, de gouter musical avec au moins une centaine de personnes… et bien nous nous devons de célébrer la sortie de 10 nouveaux titres ! Au moins tirons 2 avantages de ce moment pas facile du tout, ce contexte que nous partageons tous :

  • Je reviens dépoussiérer Engine Your Sound
  • C’est l’occasion de partager de procéder autrement, autrement que par des release party, des concerts. À l’ancienne. Bizarrement. Sans les paillettes quoi. Allez un peu de positif ! Go, l’interview :

-Quoi de neuf les Jelly, en 2020 ?

“Pas mal de choses en fait, puisqu’on a une nouvelle équipe, Axel (synthé) et Théo (basse) sont venus renforcer les rangs déjà bien occupés par Fat Kick Jo et moi-même. On a sorti un nouvel album, deux clips, dont un sélectionné au festival de Berlin, la mecque des festivals du clip. On n’attend qu’une chose, pouvoir attaquer les salles de concerts et les festivals, car ça, ça nous manque terriblement !

-Alors comment on fait la promotion d’un nouvel album dans ce contexte ? Est-ce que je dois lancer un podcast sur EYS (Engine Your Sound) ?

“Bah, c’est compliqué. Il faut savoir que sortir un album coûte beaucoup d’argent ne serait-ce qu’en terme de promo. Il faut créer des clips, permettre à la musique d’accéder à son public et même si on avait les meilleurs chansons du monde, ce ne serait pas chose facile. Bien sûr, ce n’est pas la première fois qu’on sort un disque, mais jusque là, nous avions les concerts qui nous permettaient de faire connaître notre musique. Aujourd’hui, c’est beaucoup les réseaux sociaux, les webzines, et surtout le bouche à oreille.
Du coup, il est absolument indispensable que tu lances ton podcast, mais en plus, il est impératif et obligatoire de nous inviter.

L’album Die, MotherFucker! Die!!!

cover apple jelly music

“Cet album a été écrit entre 2010 et 2013 et enregistré en 2013. Il aurait pu sortir plus tôt, mais l’univers en a décidé autrement. Et c’est tant mieux, car il n’aurait jamais pu être autant au coeur de l’actualité.
Quand j’ai écrit ces chansons, je sentais dans l’air comme une panique généralisée. Il me semblait que nous avancions tout droit vers la fin de notre civilisation. On observe des comportements de plus en plus fou, de la violence gratuite, des dirigeants qui ne dirigent plus et qui ont perdu toute notion du bien commun. Bref, c’est la merde! Du coup, cet album part de ce constat, mais il nous dit que nous avons le choix de reprendre les choses en main puisqu’il se situe juste avant la fin. Imaginez que vous soyez la veille de la fin de tout. Que feriez-vous ?
Je pense que le propos est assez universel et qu’il peut toucher tout le monde. Musicalement, par contre, on est dans quelques chose qui mélange le dance floor et l’énergie contestataire du punk-rock.

-Sortons du contexte, le temps d’une question, imaginez que vous êtes les invités à jouer en Normandie, où est-ce qu’on pose les amplis pour ce concert ?

“Je ne connais pas bien la Normandie, mais je la fantasme beaucoup ; ) Du coup, je nous vois bien jouer au bord de grandes falaises, surplombant l’océan. Un truc épique, quoi… Les gens pourraient se mettre devant nous et on pourrait terminer en dansant autour d’un immense feu. S’il faisait plus chaud, j’aurais tendance à dire nu, histoire qu’on reste bien dans la thématique de l’orgie romaine, mais, nous sommes assez frileux.
Sinon, je sais que vous avez de très belles salles de concerts en Normandie. C’est peut-être plus simple à organiser, et il y fait plus chaud…

-BEnn. une dernière question, elle est pour moi. Si un jour on devait passer des disques ensemble dans un bar ou depuis une plage en Normandie, tu choisirais quel morceau ?

“Je pense que ce serait « Everything in its right place » de Radiohead. Pourquoi ? parce qu’il a cette folie douce qui nous caractérise, et qu’en plus, je trouve que c’est la plus belle introduction qui soit, peu importe ce qui suit…

Merci de votre lecture, je vous laisse les découvrir – élo

Apple Jelly c'est
Dansant 100%
The Punk 100%
À voir en live 100%

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