Pauw, Macrocosm Microcosm

Ok, très bien. Je suis en train d’ouvrir mes oreilles au psychédélisme,
pour de vrai.

Pas vaguement comme quand j’étais ado et que j’écoutais vite fait « Another Brick On The Wall ».
D’ailleurs va chercher le psyché dans ce titre…

Je vais voir David Gilmour cet été (certains riront, so what ?). Pour un concert magique dans une Pompéi vivante.
Je suis étonnée de moi-même : je me plait à être allongée avec un vinyle des Pink Floyd qui tourne derrière. Ça ne m’ennuie pas. Avant leur son je peinais à l’écouter, je ne comprenais pas l’intérêt trouvant ça trop long. J’avoue avoir été bien plus intéressée par les artworks et les clips du groupe.

Aujourd’hui j’écoute et je découvre Pauw. Il y a leur dernier album, Macrocosm Microcosm, paru en octobre 2015, il a pour vocation de faire voyager. Qu’est-ce qu’il en est pour moi ? Ayant eu l’occasion de pouvoir les questionner là dessus par écrit, je vous propose de mixer mes réactions à leurs réponses.

Pauw

C’est par le deuxième titre que j’ai commencé à me sentir à l’aise, c’est avec celui là qu’ils ont commencé à m’embarquer dans un road trip imaginaire. Je laisse mon esprit voguer : entre m’imaginer danser dans un espèce de désert ou complètement détendue dans l’espace… Un album bien mené de bout en bout, ils se sont enfermés dans une espèce de ferme pour le composer. Comment ça s’est passé pour eux ?
Parfois nous devons nous enfermer dans notre « grange ». C’est un processus assez difficile, mais nous l’avons fait ! Nous écoutons toutes sortes de musique. Nos inspirations pour l’album étaient surtout des groupes comme les Beatles, Pink Floyd, King Crimson, Earth and Fire, The Byrds, Small Faces, David Bowie et The Zombies.

J’apprends rapidement (je me suis écouté une super conférence de 2h30 sur le sujet) que le mouvement psychédélique a toujours essayé d’apporter de nouvelles façons de ressentir ou de percevoir. Pauw, ils en font quoi de ça :
Nous n’avons pas vraiment pour « but » les sensations et les visions avec notre musique. On aime simplement faire de la musique alors si le public aime ça et y trouve des émotions c’est un plus pour nous !

C’est alors à eux que je demande de définir le psyché :
Psychédélisme c’est juste un mot. Comme chaque autre « genre », il n’y a aucune limite. Il y a beaucoup de groupe que l’on peut appeler psychédélique… Dans ceux qui vont surement parler au plus grand nombre il y a Tame Impala, Temples, MGMT, Flaming Lips etc. La scène psychédélique dans les Pays-Bas n’est pas si grande. Mais on peut noter les cools : Jacco Gardner and Birth Of Joy. 
(C’est marrant pour moi de les voir citer des noms avec qui ils partageront la scène le week-end prochain).

D’ailleurs, en live, ils ont limite un record dans leur façon de tenir une tournée : 31 villes en à peine trois mois. J’ai trouvé ça impressionnant, comment ils en sont sortis ?
Nous avons beaucoup grandi au cours de cette période. Nous avions à jouer tant de spectacles dans un temps si court. Sur quelques dates, nous devons avouer avoir dû improviser ! D’autres étaient bien calés de sorte d’apprendre à faire face à ce genre de spectacles. Les lives sont les meilleurs répétitions. Jouer pendant des répétitions c’est assez facile, c’est ok si tu fais une erreur. C’est d’ailleurs pour ça qu’on répète. Et puis en live, tu dois donner tout ce que t’as et  faire des erreurs est à proscrire.  Alors, à jouer beaucoup de concerts on prend des habitudes, on appréhende naturellement ce qu’il a à améliorer.

Jouer à Paris, c’est comme jouer n’importe où ?
Chaque endroit est différent, ça dépend de l’endroit, qui et comment est le public… À chaque spectacle français, les gens étaient vraiment enthousiastes. Nous aimons les Français !
D’une manière plus générale, quelle attention vous portez à votre public ?
À chaque spectacle, nous essayons de donner tout ce que nous avons. Après, on traine et on va parler avec nos « fans ». C’est peut-être la partie la plus amusante du spectacle !

Ils feront l’ouverture du Paris Psychedelic Music Festival et nous aurons l’occasion de les rencontrer avant ce concert. À défaut de vous y rendre, écoutez vous leur album : oui certains morceaux font rêver, certains solo font penser à Pink Floyd, ils ont toute la recette pour vous envouter. J’ai hâte de vous raconter ce que ça fait de les voir !

1 comment on “Pauw, Macrocosm Microcosm

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