King Gizzard & The Lizard Wizard live (Bataclan)

Le groupe dont je suis allée au concert sans rien connaitre

 

J'avais envie de commencer ce post comme si je devais raconter le concert 
à ma meilleure amie. 
J'ai vu 7 jeunes hommes sur scène !
Imagine déjà ils sont australiens. 
-Dans quelles libertés et dans quelles conditions (chaleur et soleil) 
je suppose qu'ils ont inventé leur son.-
Imagine ils ont tous les cheveux longs.
Leur nom est à rallonge, moi même j'y pige pas grand chose.
Voilà là t'es bien pour que je te raconte la suite !

Ah et mon acolyte m’avait prévenu en affirmant qu’ils sont un des groupes les plus productifs en terme d’enregistrements. Ouais l’an passé ils ont signé 5 albums, c’est tout (!). Puis comme vous le savez je ne m’attèle pas à la tâche de la chronique (même pour parler d’un live) sans faire des recherches. Les King Gizzard & The Lizard Wizard c’est pas rien en fait. Moi qui ignorais quasiment tout d’eux (sauf leur nom quoi) (& qu’ils ont de l’influence psyché) (& que chez moi y’a au moins un de leur vinyle) (& que mes chers Cranes Records ont bossé pour eux) j’ai appris tout un tas de trucs finalement ! C’était même passionnant d’amasser leurs informations.

On est le 1 mars, neige annoncée partout. Pas sure de pouvoir conduire jusqu’à Paris. Jusqu’au Bataclan. Il faisait très très froid, ça oui, mais « ouf » on y était. Moi je ne peux pas faire sans écrire un mot là dessus, retourner dans cette salle c’était pas rien. Fort d’émotions, rien que de passer devant la façade (parce que de base elle est pas commune) j’avais des frissons. Et dedans j’ai eu (forcément non ?) des pensées pas cool. Maintenant je me réjouie tellement d’avoir vu cette salle continuer, fidèle à ce que j’avais déjà vécu dedans.

C’est-à-dire que dès le premier morceau entamé des King Gizzard le public était fou ! À se secouer dans tous les sens avec la même énergie tout du long du concert. La grande fête.

Quant à moi je suis absorbée mentalement et physiquement. Déjà on s’est posés en haut de la salle (je ne savais pas avant ce soir là qu’on pouvait y accéder librement).

Puis ces derniers temps je fais une fixette sur les sons ayant une influence du Moyen Orient, qui m’inspirent les airs de musique de ces pays chauds… Je suis ravie d’en entendre un peu chez eux. Sur Rattlesnake par exemple cela s’identifie quand ils chantent, ils l’ont joué en ouverture. Histoire de me mettre sur le cul direct. Mes fouilles m’ont confirmé clairement ce que mes oreilles pensaient : ils utilisent des microtonalités. Quésaco ? « Imaginez une guitare avec beaucoup plus de frètes, qui permet de jouer les quarts de ton que l’on entend dans la musique orientale ». En Turquie surtout, je crois. Ils bricolent eux-mêmes les guitares du coup, et surement d’autres instruments. Dans ces moments j’imagine d’autant plus qu’on puisse les qualifier de magiciens. Rattlesnake est super répétitive, avec ce morceau ils souhaitent que l’on se retrouve sur la même longueur d’onde qu’eux. D’ailleurs si vous aimez connaitre l’histoire d’un titre, astuce : allez sur le site genius.com à droite des paroles il y a souvent un commentaire, une anecdote ou bien l’intention de l’artiste. Perso j’en raffole !

Devant moi y’avait un couple bien amoureux. Ils me coupaient la vision de la scène en deux. Ça m’amusait. Il y a deux batteurs en place. Je pouvais alors imaginer construire un axe de symétrie, médusant. C’est peu dire de leur performance.

Ce concert je l’ai trouvé trop court, comme si j’étais arrachée d’un rêve avant sa fin. Pourtant ils ont joué 17 titres.  Y’a peu de pauses entre les morceaux, je n’ai rien vu venir ! Alors je vais vous lister trois de mes moments favoris :

1-Le stand merch. J’ai craqué pour rien, pas eu le temps (on a loupé la première partie à boire des bières dans le 11e…). J’adore le visuel de Gamboot Soup, son tee shirt me faisait de l’œil. Ce moment c’est histoire de mettre en valeur « le mec du stand merch » (un jour on a voulu en faire un tumblr dédié, calmez vous c’est juste resté une envie…). Souvent tenu par un pote du groupe ou le manager quand la tournée est internationale, que tu parles pas un mot de français, hum quel délice.

2-Nuclear Fusion. Troisième morceau. Hyper intéressant, je découvre le groupe. La puissance qu’il dégage. L’inspiration qu’il procure !

3-God is the rythm. Titre final. Qui dénote limite avec tous les autres précédemment joués. J’avais l’impression qu’on nous cajolait là avec une berceuse. Je plongeais de plus en plus dedans. Mais non, terminé. Salut. Pas de rappel… Elo sur sa faim, étourdie.

Nota bene de moi à moi pour plus tard : élo t’es en train de tomber amoureuse de Stu Mackenzie. Le leader. Surtout quand tu as découvert qu’il s’est fait la promesse à lui-même d’apprendre un nouvel instrument par an jusqu’à sa mort. Fais gaffe.

Aucun label n’a commandé la publication de cette chronique, c’est sorti de mon cœur tout court.
Nous n’étions pas accrédités.

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