En enfer le désoiffeur est roi (Hellfest)

Ambiance hellfest 2015

On m’a toujours parlé du Hellfest en bien, faut dire que j’ai beaucoup d’amis metalhead, donc je suis parti relativement confiant à ce festival qui fait parler de lui tous les ans ET qui tous les ans me fais baver grâce à sa prog’ impressionnante. Cette année c’était quoi le hellfest ? C’était ses 10 ans, c’était 160 000 festivaliers dans une commune de 6600 habitants, c’était 128 groupes : c’était franchement cool. C’est un festival qui en plus de sentir la bière et la sueur, sent la bonne humeur, la détente : ça fais plaisir frère.

1er jour : Nous sommes arrivés relativement tard avec l’Homme Boy ce qui fait que nous avons loupés une bonne partie de la programmation mais nous étions à temps pour voir le groupe qui me faisait le plus rêver j’ai nommé MOTORHEAD. J’aime ce groupe depuis des années maintenant et ayant conscience de la santé fragile de Lemmy Kilmister le besoin de les voir jouer en live était devenu une obsession. Et là à 18h35, sur la Mainstage 1, loin devant moi : 3 légendes vivantes nous délivrent un show rock’n’roll à souhait… mais tout de même très mou. Je ne vais pas vous le cacher même moi j’ai été déçu, bon remettons les choses en ordre Lemmy a 69 ans connaissant son hygiène de vie c’est un miracle qu’il tienne encore debout. Ça fait tout de même mal au cœur de le voir prendre sa bouteille d’eau, la main tremblante. Sur le reste rien à dire Mikkey Dee est un batteur impressionnant et Phil Campbell est toujours un beauf rigolo. La vraie surprise pour moi ce vendredi c’était Alice Cooper qui nous a délivré un vrai show pour le coup avec décapitation, transformation en Frankenstein géant et j’en passe. Outre le visuel le concert était dansant, joyeux et n’a pas vraiment eu de temps mort. Il a balancé tous les gros singles sans mentir c’est ce qu’on attend de ce genre de concert en festival, des fois avouons-le !

Je n’ai pas encore abordé la déco. PUTAIN C’EST BEAU. C’est vraiment beau, tout est travaillé, mis à part quelques endroits pas du tout agréables à voir (comme le coin restauration où se trouve toute la vraie bonne nourriture à un prix exorbitant et qui n’est pas payable avec la carte Cashless), le festival est endroit merveilleux pour se balader bière à la main de scène en scène. Après Alice Cooper on a attendu le concert de Juda Priest, ça n’en valait pas la peine mais je pense juste que je ne suis pas assez fan pour vraiment apprécier ça à sa juste valeur, ou alors qu’il s’agissait réellement d’un concert profondément chiant ressemblant plus à la Fashion Week avec un Rob Halford qui part se changer entre tous les morceaux. Nous avons finit la 1ère soirée du Hellfest avec les Dead Kennedys qui, pour le coup, a fait un show simple, énervé et efficace. Pas grand-chose à dire sur eux si ce n’est que c’est un groupe que j’aime particulièrement encore une fois, que leur reprise de Viva Las Vegas marche très bien en live. Voilà notre 1ère journée est terminée nous sommes rentrés dormir tranquillement dans le centre de Clisson.

night on Hellfest 2015

2ème jour : La journée a commencé par l’excellente surprise des The Answer. Groupe qui m’était alors inconnu mais qui a réussi à me séduire sans pression grâce à leur rock aux senteurs de Led Zep qui permet idéalement de commencer la journée avec le sourire. Puis après ça, le programme c’était un peu un truc du genre bière, clopes, sieste, bière, concert plutôt cool de Ace Frehley, bière, concert de Airbourne qui permet de se dire « ça devait être cool de voir AC/DC dans les années 70 » puis problème de sono donc plus de son sur la Mainstage pendant 10min, bière, manger les seuls « burgers » qui sont payables avec la carte Cashless, clopes, éviter le concert de Slash en attendant enfin que Killing Joke commence.
Pas besoin de faire la bio de ce groupe si ce n’est qu’il ne faut pas oublier qu’ils ont complétement influencé toute la scène rock industriel. Le show ? Un Jaz Coleman qui ne chante pas toujours juste c’est vrai mais merde on s’en fout les gars c’est Killing Joke ! Puis à nouveau clopes, pour arriver à un « mauvais » concert de ZZ Top. VICE mag disait il y a peu que rien ne ressemble plus à un morceau de ZZ Top qu’un autre morceau de ZZ Top… c’est vrai. J’ai trouvé le spectacle incroyablement chiant, je suis parti au bout de 4 morceaux, je ne regrette absolument pas puisque je me suis simplement déplacé vers Orange Goblin qui était en train de distiller son stoner ultra nerveux devant la Valley, pour la peine était pleine à craquer. Après Orange Goblin, passage à une de mes activité préférée au monde… Non pas voir Mayhem en concert même si je regrette de pas avoir eu la force d’aller jeter un œil préférant profiter de la pelouse pour taper une sieste ! Pour ouvrir ses yeux au réveil sur un feu d’artifice. Je me disais que j’allais forcément en prendre plein les mirettes vue qu’il s’agissait des 10 ans du hellfest. En plein dans le mille ! Nous avons donc eu droit à un superbe et long feu d’artifice synchronisé avec des titres balancés depuis la Mainstage comme Bohemian Rhapsody chantonnée par 160 000 metalleux. Le feu d’artifice était le show le plus dingue du samedi, réellement. Ah oui après y’avait Scorpions. Chiant. C’était beaucoup de Power Slow. Je n’aime pas Scorpions. Du coup j’ai un peu dormi et fais chier quelques festivaliers. La journée s’est tranquillement terminée avec Marilyn Manson qui a donné un show cool, puissant, chouette à regarder malgré les pauses de 2 minutes entre chaque morceaux qui à la fin paraissait interminable. Mais je serais mauvaise langue si je disais que ce show ne m’a pas plus. J’ai même été surpris d’autant aimer son live. Voilà un 2ème jour achevé, on rentre tranquillement, pour une nuit où j’ai maudit le soleil qui m’a complètement cramé.

Hellfest on fire

3ème jour : Ça commence mal. Je me suis levé un peu en retard, et voilà comment à peu près louper -en de temps- 4 groupes que je voulais absolument voir : Witchthroat Serpent, Birds in Row, Death Engine et Code orange. J’étais donc tristesse, fauché et ne pouvais rien poser sur ma peau à cause des coups de soleils de la veille. Le dimanche s’annonce malgré tout très bien. On a pu arriver un peu avant la fin du set de Red Fang, où l’on a pu entendre leur gros titre Prehistoric Dog, malgré le reste du set un peu mou nous a redonné la pêche et nous a fait passer la journée à la Valley. Pour manger du stoner/sludge jusqu’à notre départ (et aussi profiter du fait que ça soit une scène couverte et donc à l’ombre). On a vu Russian Circle en live. Bon bah c’était un peu décevant. J’attend le plus deux autres groupes :  Weedeater et Eyehategod. Weedeater a donc commencé son set après avoir fait eux-même leurs balances ce qui fait relativement plaisir à voir dans ce festival de « divas » ! C’était aussi une oute petite scène ultra rapprochée du public, ça aussi c’est un plaisir. En avant pour 50 minutes de set dingue du début à la fin avec un batteur hypnotisant, un chanteur/bassiste qui a l’air d’un vrai psychopathe et un guitariste qui se contente de faire le taff, de jouer ses riffs tranquillement. Les copains d’Eyehategod viennent jeter un petit coup d’œil au concert et repartent en coulisse peu de temps avant la fin. Le set a alterné entre morceaux lent et morceaux ultra nerveux qui donnent envie de pogoter dans tous les sens. Au tour d’Eyehategod après un petit fumage de joint fournit par le public pendant les balances le concert commence : c’était dingue c’est exactement ce que je m’attendais à voir. Un show pas prétentieux, violent, proche du public, pas vraiment technique mais on s’en fout car c’est Eyehategod et que ça défonce. Bon du coup je dois avouer qu’après je suis allé rejoindre l’Homme Boy au concert des Wampas. Je suis parti après 1 morceau, non pas que je n’aime pas les wampas, au contraire, mais après la claque Weedeater, Eyehategod, Les Wampas m’ont paru un peu trop gentils et fades. Je me suis balladé, j’ai appercu le set de Cavalera Conspiracy mais surtout le set de Alestorm qui m’a fait comprendre que le Pirate Metal n’était pas un style fait pour moi.

Voilà alors le temps de dire en revoir au Hellfest c’est triste (surtout que j’aurais adoré voir Saint Vitus et Superjoint) mais ça fait du bien de se dire qu’on allait retourner dans ce bon vieux Snam Hell et qu’en plus j’allais avoir le temps d’aller boire une bière (au final une bonne dizaine) de plus à la fête de la musique.

 festival hellfest

-Bilan-

Dans un premier temps, faut savoir que c’est ultra crevant comme tous les festival sur 3 jours, que le système Cashless est juste pratique pour prendre de la bière au désoiffeur et que pour tout le reste c’est chiant comme la mort…
Le festival est magnifique, que les mainstages me donnent l’impression de voir un concours de surenchère d’amplis, de guitares et d’autres trucs au point que ça en devient drôlement ridicule. La Valley est l’endroit le plus tranquille de tout le festival. Les habitants de Clisson sont des gens adorables et qui aiment faire plaisir aux festivaliers j’en veux pour preuve l’accueil de Dominique et Brigitte (nos hôtes) qui ont su changer mes matins difficiles en petits moments de bonheur et en véritable festin.
Donc malgré quelques points négatifs (surtout pour manger) le Hellfest, hell yeah, c’est comme on m’avait dit : carrément cool (jouez à compter le nombre de cool dans ce post). C’est un endroit merveilleux où l’on ne pense plus à ses problèmes, on essaye juste de s’amuser et occasionnellement d’invoquer Satan en buvant du sang humain.

 

1 comment on “En enfer le désoiffeur est roi (Hellfest)

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