THE FUNK, THE WHOLE FUNK & NOTHING BUT THE FUNK SPECIAL EDITION JAMIROQUAI

Après un petit mois d’absence sur nos latitudes musicales, « The Funk, the whole Funk & nothing but the Funk » revient avec un dossier spécial en plusieurs parties sur le groupe phare précurseur de l’acid-jazz, roi des années 90′, j’ai nommé Jamiroquai.

Il serait maladroit de ma part de résumer 20 ans de carrière en un seul article c’est pourquoi ce hors série sera échelonné en plusieurs articles.

Jamiroquai

Partie 1992-1999: The beginning

 

Pour poser les bases,

Une ville : Londres 1990, ville profondément multiculturelle, 29% des londoniens appartiennent à une minorité ethnique contre 9% dans le reste de l’Angleterre.

Un style renaissant : L’acid Jazz, savoureux mélange de Soul, Funk, de Disco et de Hip-Hop, porté par le label londonien Talkin’ Loud et ses groupes comme Incognito ou encore Galliano (prend 5 minutes et écoutes ces perles). Le coté multiculturel et complet de l’acid Jazz c’est aussi la retour des lives, des performances vocales, des rythmes dansant, tout ça en ridiculisant l’eurodance et toute les styles de musiques finissant par « Wave ».

Une personnalité : Jay Kay l’inénarrable, passé de l’adolescent, skateur, dealant du shit, viré de chez lui, au leader d’un groupe mondialement reconnus en l’espace d’un an, d’un squat londonien à un château dans la campagne environnante. 6 semaines avant la sortie d’Emergency On Planet Earth, il emballait encore des haricots surgelés à l’usine. Le caractère bien trempé de Jay Kay sera été bénéfique et destructeur pour Jamiroquai et nous y reviendront.

Des musiciens : Hors pairs, tous sans exceptions, 18 membres/musiciens constitueront à tour de rôles Jamiroquai pendant 20 ans. Avec leurs ego respectifs et les tensions qui en découleront.

Tout commence par un échec, celui de Jay Kay à une audition des Brand New Heavies, un groupe d’acid jazz londonien. Suite à cet événement, il décide de monter un groupe, il va alors s’entourer de musiciens londoniens traînant dans les labels d’acid jazz. Premièrement Toby Smith un claviériste, puis Nick Van Gelder un batteur, Wallis Buchanan au didgeridoo, DJ D-Zire au platine, Simon Bartholomew puis Gavin Dodds à la guitare, dans un premier temps Nick Tydman à la basse puis très vite Stuart Zender.

On va voir apparaître début 1992 sur une radio le tout premier single « Natural Energy » de Jay Kay sous son propre nom, qui deviendra alors When You Gonna Learn quelques temps plus tard, avec le nom du groupe « Jamiroquai » et sortie sur le label Acid Jazz Records. Pour la petite histoire, le single fût pressé en trois exemplaires et est inspiré d’une chanson d’Hammond Smith (avec sa permission).

Nous voila en 1992, plusieurs morceaux du futur album Emergency on Planet Earth commencent à tourner durant les jams et les différents lives :

Too Young To Die (on notera que ce live est l’un des seuls avant que Stuart Zender rentre dans le groupe remplaçant Nick Tydman à la basse)

Emergency On Planet Earth (live sur dans une émission britannique en 1993)

Ici un extrait live de leur premier passage en France, au Transmusicales de Rennes en 1993 (petit bonus INA de l’époque)

When you gonna Learn sort le 19 octobre 1992 chez Acid Jazz Record, 6 mois après sort l’album Emergency On Planet Earth, sortie cette fois -ci chez Sony UK. Cet album sera encensé par la critique dès sa sortie, se classant 1er des charts Anglais. Il sera même classé dans les 1001 albums qu’il faut avoir écoutés avant de mourir.

Avis personnel : A mon goût l’un des meilleurs albums de Jamiroquai si ce n’est le mieux avec mention pour Revolution 1993 que je trouve plus qu’enivrant avec la transition vers 3:30 menant sur une flute digne de Gil Scott-Heron puis celle de 8:10 menant sur un solo de trompette suivi des cuivres.

Suite à ce succès, le « Space Cowboy European tour » s’étend partout en Europe sur l’année 1994, avec 12 concerts en France notamment à Nantes,Paris, Marseille, Bordeaux, Lyon et Montpellier.

Le 17 Octobre 1994, le groupe sort un second album où Derrick McKenzie (à la batterie) et Sola Akingbola (au percussion) rejoignent le groupe et ne le quitteront d’ailleurs pas depuis, cet album c’est « The Return Of The Space Cowboy » qui sera vendu à quatre millions d’exemplaires et sera porté dans les bacs part le succès du single « Space Cowboy« .

Point de vue clip, je ne m’étalerais pas trop sur les clips de Jamiroquai, non pas parce que je ne les aime pas, bien au contraire d’ailleurs, mais simplement parce que je n’ai pas les connaissances requises pour en parler. Cependant il est indispensable de regarder les clips de Jamiroquai pour situer les membres du groupes et saisir les nuances quand on regarde un live !

Light years et son ambiance classe de neige à la cool par exemple :

Ce qui compte dans cette période d’activité de Jamiroquai, ce sont encore une fois les lives, je fais une mention toute particulière au concert issu du festival de Montreux 1994 que tout amateur de musique se doit d’avoir vu au moins une fois, une grande leçon de groove de Stuart Zender, un gros pétard, c’est typiquement sur ce genre de performance qu’on voit le retour à la musique vivante que prônent les groupes d’Acid Jazz. D’ailleurs si Jamiroquai est le fer de lance de l’Acid Jazz c’est grâce a son coté intimiste en concert, la communion du public et du groupe est quasi parfaite. Trêve de Blabla, du son pardi !

 

L’année 95 sera marquée par une tournée en Asie et en Océanie de plus de deux mois et la préparation du troisième album.

 

Le troisième album et non le moindre sort le 9 septembre 1996, et marque le virage de Jamiroquai vers la funk/électronique laissant place à plus de morceaux instrumentaux qu’auparavant (Didjital Vibrations) et cherchant des sons/Styles très variés (Use the Force). Cet album sera enregistré au Guiness Book comme l’album de Funk le plus vendu du monde. La pochette est clairement inspirée du logotype Ferrari, et il est alors de notoriété publique que Jay Kay est un grand fan d’automobile de sport, il ira même jusqu’à enregistrer sa Lamborghini Diablo sur l’intro de « Travelling Without Moving« .

Cet album contient les chansons de Jamiroquai que tout le monde connait : Cosmic Girl, Alright ou encore Virtual Insanity, chacune d’elles obtiendront au moins le rang de disque d’or.

Les trois années suivantes seront constituées de tournées, beaucoup de live en sont sortis: Sao Paulo, Glasgow, Phoenix, etc…  Mon préféré sur cette tournée étant celui de Glasgow avec des vrais jam basse-batterie-Didjeridoo d’anthologies. Le line up du groupe est stable, il est constitué de :

  • Jay Kay chant
  • Simon Katz – guitare
  • Toby Smith – clavier
  • Stuart Zender – basse
  • Derrick McKenzie – batterie
  • Sola Akingbola – percussions
  • Winston Rollins – trombone & trompette
  • Martin Shaw – trompette & bugle
  • Adrian Revell – saxophone & flute
  • Wallis Buchanan – didgeridoo
  • Donny Wallace – Platines

 

Cependant, au sein du groupe, les tensions commencent à se faire sentir, notamment à cause de l’égo de Jay Kay qui a tendance à s’approprier tous les mérites du groupe devant la presse et à tomber dans la mégalomanie. Dès 1997, la section trompette/flûte quitte le groupe, un an avant le bassiste émérite Stuart Zender. Le groupe ne sera plus jamais le même, mais ça nous allons le voir dans la prochaine partie de ce hors série spécial Jamiroquai !

 

D’ici là, des grosses lignes de basses et du kick-snare pour vos esgourdes !

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