Bantam Lyons : l'interview !

Il y a un an je tenais déjà une petite chronique sur eux.
Bantam Lyons.
J’avais eu un coup de cœur et leur EP avait besoin d’être propulsé.
Aujourd’hui c’est avec joie que j’ai pu redévorer leurs chansons, et leur poser quelques questions… On laisse la voix (enfin l’écrit) à Loïc !

Une belle brochette de festivals à votre actif, une participation aux Transmusicales de 2014, un EP et un MV en plein dans la nature, un bon départ pour les Bantam Lyons ! Vous avez jeté l’ancre à Nantes, puis quelques concerts à Rennes mais au final on ne sait pas grand chose de vous… Pouvez vous vous présenter ?

On est quatre, trois brestois : Maëlan (basse), Sam (batterie) et moi-même (guitare et chant) et un rennais, Nicolas qui est aux claviers. On a tous autour de vingt-cinq ans et on habite à Nantes depuis un peu plus d’un an.

Comment vous êtes vous rencontrés ?

On a commencé à écrire des morceaux à deux avec Maëlan fin 2011. On se connaissait depuis le lycée, on avait eu des groupes ensemble puis on est partis un peu dans d’autres directions (j’étais batteur d’un groupe de garage qui s’appellait The Foves, et lui avait un projet electro sous le nom Subarys).
Un soir on a fait la nouba à Brest et on s’est dit qu’on voulait refaire de la musique ensemble. Alors on a enregistré des trucs dans nos chambres, entre Brest et Rennes, sans vraiment penser que ça irait plus loin.
Puis c’est devenu un poil chiant comme façon de faire, on s’est dit qu’on trouverait bien deux autres gaziers pour monter un vrai groupe.
Je connaissais Sam depuis un moment, il avait joué un temps dans the Foves et Nicolas était le colloc de Maëlan, on leur a demandé si ça les tentaient. On a fait notre premier concert au Melody Maker à Rennes en mai 2013.

Concernant le nom de votre groupe, pourquoi ce choix porté sur un personnage de l’œuvre d’Ulysse de James Joyce ?

En fait c’est dans une nouvelle de The Dubliners – qui s’appelle « The Boarding House » – que j’ai lu ce nom pour la première fois.  Il m’a sauté aux yeux, je me suis dit que si j’avais un groupe, je l’appellerai comme ça. Ça sonnait juste bien, la référence littéraire s’arrête là.

« I Want To Be Peter Crouch » est le titre de votre premier EP…  C’est un joueur de foot, hum.. Ça cache une passion chez certains d’entre vous ? Ou juste un moment de folie ?

Non, c’est une vraie passion, au même titre que la musique, en tous cas pour moi. Après, le titre de l’EP vient du refrain d’un groupe que l’on avait au lycée avec Maëlan. On est fans de Liverpool depuis longtemps, et Peter Crouch y jouait à l’époque. On s’est rappelés de cette phrase au moment de choisir le titre de l’EP. C’est assez improbable que quelqu’un ait un jour prononcé cette phrase, ce type ne doit pas faire rêver grand monde. Ça nous correspondait bien.

Allez la petite question, qui revient le plus souvent, mais je suis curieuse, quelles sont vos influences musicales ?

On écoute à peu près tous les même choses, même si on a chacun nos marottes. Pour faire vite : Slowdive, Clinic, Pavement, Electrelane, Fifty Miles From Vancouver, Quickspace. Entre autres.

Quel(s) artiste(s) écoutez-vous en boucle ces temps ci ?

Dernièrement on m’a fait découvrir un groupe de Vendôme qui s’appelle Ropoporose, leur album est top. Sinon, Viet Cong et l’album « Bleeding Moon » de Useless Eaters.

Originaires de Brest, vous avez posés vos valises à Nantes,  l’air des bords de mer ne vous manque pas ? 

On s’est retrouvés à Nantes un peu par hasard. Sam avait un travail ici depuis quelques temps, j’avais fini mes études à Brest, Nicolas et Maëlan les leurs à Rennes. C’était plus simple pour répéter, donc on a débarqué. Brest me manque, bien sûr.
La mer aussi, à Brest tu la voies tout le temps, ou tu sens au moins sa présence, avec les cris des mouettes, les odeurs qui remontent du port de commerce, le vent, etc. Mais on y retourne suffisamment souvent pour ne pas en souffrir. Et puis on se plait pas mal à Nantes, pour le moment. D’autant qu’on traîne tout le temps dans un bar dont le patron est brestois, c’est comme à la maison.

Votre meilleur souvenir depuis l’aventure Bantam Lyons ?

Le premier concert à Rennes. Ça devait pas être terrible à voir, mais c’est là que tout a vraiment démarré, qu’on est devenu un groupe.
Ou alors un concert avec nos potes Baston et Slow Sliders au Vauban à Brest, au printemps dernier, une fête de Satan. Le Vauban, c’est un endroit mythique. La salle n’a pas changé depuis les années cinquante, c’est très beau. Et c’est là où tu vas voir tes premiers concerts ado, où tu vas te finir le weekend. Quand je passe devant, ça me fait toujours quelque chose, alors y jouer…

Pour finir… si je vous demande de me prévoir le futur vous me répondez ?

On aimerait sortir un album à l’automne prochain. Il n’y a rien de sûr, mais on y travaille.
Sinon, Maëlan, Nicolas et moi venons de commencer à tourner dans un groupe qui s’appelle Djokovic, qui était le projet solo d’un pote à nous à la base. Et on a un autre groupe avec les Slow Sliders et d’autres potes qui s’appelle Telgruc. On est une douzaine. On l’a un peu laissé de côté jusqu’à présent, mais on devrait s’y remettre d’ici l’été.

0 comments on “Bantam Lyons : l'interview !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.