Alexandre Delano, l’autonome

Ouais je sais. Il est un peu bizarre mon titre. Je me voyais mal coller quelque chose comme « virtuose » ou bien « l’agile de la musique » ça ne correspondait pas à ma vision que j’ai de ce type qui touche-à-tout qui réussi à faire de jolies choses.

Alexandre Delano

Il est papa d’un label et a déjà (je ne sais pas son âge exact mais il n’a pas 60 ans c’est certain) derrière lui d’autres albums lorsqu’il prenait part en lead vocal dans une autre formation. Le label c’est Julie (qui écrit extrêmement bien) qui a souhaité me le faire connaitre à travers un sympathique petit mot. Le label il s’appelle Kütu Records il est né en 2006 à Clermont-Ferrand, il se veut indépendant et cousu ! Oui oui : chaque sortie est cousue à la main et numérotée, j’en ai fait l’expérience en recevant un autre EP dont je parlerai bientôt. J’aime en tout cas le parti pris de Kütu, son nom aussi car il résonne positivement bien.
Aujourd’hui on se retrouve pour vous convaincre de vous mettre à des musiques chantées en français. Surtout celles d’Alexandre Delano tout au long de son album « EAU ». En ce temps de canicule, bordel ! On a besoin d’eau ! Rien à voir. J’ai quelqu’un dans mon entourage proche qui se refusait à ça (la musique en français), et ça m’influençait. J’ai un peu arrêté d’écouter des artistes, des titres qui était 100% de notre pays (D’ailleurs là comme ça, dans ma rubrique philosophe vous connaissez des artistes étrangers qui choisissent le français ? Ça m’intéresse vraiment !). Au moment où Julie est venue vers moi j’étais à l’affut : j’avais besoin d’avoir du nouveau dans ma bibliothèque musicale et surtout j’avais besoin de souffler, de me détendre. J’ai de suite étais convaincue par Eau tout entier. J’ai envoyé les liens à mes compatriotes de bureau, aux auteurs d’EYS, à quelques proches… Il fallait vraiment que je partage cette trouvaille démente. Elle allait faire du bien à plus d’un ! Qu’est-ce qu’on est vraiment « posés » à l’écouter, deux titres sont déjà mémorisés dans ma tête et je les chante à tue tête quand je choisis de mettre Pénélope ou bien L’Herbe. Ce « Mon amouuur »… Ces « je cours je cours »… L’instrumentalisation de l’album est très très belle, c’est ça qui aide à convaincre rapidement je crois. Les textes aussi. Tu peux te faire ton propre scénario avec le travail d’Alexandre, mais tu peux aussi le prendre comme son carnet de bord « d’une vie amoureuse et aquatique ». C’est dynamique, c’est langoureux, c’est vivant et positif. Vraiment, fais-en l’expérience par toi-même.

J’adorerais le voir en live… En attendant j’ai pu lui poser quelques questions !
Il est 15h j’ai bien envie d’aller dans l’herbe ! Ici au Mans, c’est vrai que l’herbe est plus loin vraiment.

A. :  J’ai lu hier soir un roman dans lequel figurait un texte sur les 24h du Mans et la voiture décorée par Jeff Koons.

Qu’est-ce que tu voudrais nous dire en quelques lignes sur toi ?

Je fais de la musique tout en travaillant pour un label unique au monde.

Qu’est-ce qui te fait courir ?

L’amour, ma fille, le montage d’une exposition de Julien Mignot, les concerts et l’envie de me baigner.

D’ailleurs entre un label, plusieurs compositions/formations déjà derrière toi, et Eau qui vient de sortir, tu n’as pas l’impression d’être un marathonien ?

J’ai plutôt l’impression de ne faire que les choses qui me plaisent.

Dans quoi tu puises ta créativité ?

Dans la vie, la nature, les baignoires et les bains.

Avec ta musique es-tu plutôt de ceux qui veulent créer des émotions particulières chez les gens ? Ou bien tu composes déjà quelque chose pour toi et ensuite tu laisses le public se l’approprier ?

Je crois que je fais des chansons qui me plaisent en espérant qu’elles pourront plaire à d’autres.

Vous vous sentez pas trop isolés avec Kütu, à Clermont-Ferrand ? Comment est la scène là-bas ?

Nous avons eu accès à l’Internet l’an dernier, c’est la révolution, on peut envoyer des courriers sans timbre. Et comme personne n’avait l’Internet, il y’a plein de bons groupes composés de mecs qui faisaient de la musique au lieu de passer leur temps sur Facebook. Mais avec l’arrivée d’Internet, j’ai bien peur que tout cela se gâte.

– D’ailleurs on serait curieux de savoir comment tu imagines la scène au Mans ? Et plus largement dans l’Ouest ? En as-tu déjà fais l’expérience ?

Je ne connais pas Le Mans.  Nous avons déjà joué à Rennes, Caen, Orléans, Nantes mais jamais au Mans.
(As tu déjà entendu parler de Cranes Records ? Lien)
Le nom de Cranes Records me disait quelque chose. Mais je confondais avec le collectif Crane Angels de Bordeaux. Le site est très classe, le projet semble dingue et la musique me plaît. Vous devriez leur proposer un partenariat avec Kütu. (À bon entendeur…)

– Que signifie pour toi l’expression  « Engine Your Sound » ?

Très spontanément, j’entends « enclenche ton son ». C’est cool.

Je vous laisse avec Pénélope, même si perso’ mon titre favoris c’est L’herbe (ça se pige dans le début de l’interview, tu verras, tu comprendras pourquoi on se parlait comme ça !). Allez play on !

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