Paris Psych Fest, 2016 ed

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Le psychédélisme surfe sur la vague du renouveau, réaffirme ses lettres de noblesse depuis quelques temps au devant de la scène des festivals de l’hexagone, vous aviez déjà remarqué ? C’est la troisième édition du Paris International Festival of Psychedelic Music, ses amateurs se sont donnés rendez-vous dans un petit coin champêtre cette année, à la Ferme du Buisson, pour vivre l’expérience sonore du psychédélique. Ici les morceaux se ponctuent par le chant du coq, on boit du cidre (des petits malins y rajoutent du Calva importé frauduleusement), et l’on mange des galettes, des burgers ou des psychotacos !
Les gens sont cools, chevelus, et le cadre favorise les rencontres. On s’installe dans un des transats mis à disposition pour faire un break, fermer les yeux et voyager au grès des ondes sonores. Festival à taille humaine oblige, on croise aux détours de la ferme les artistes du jour ! Ainsi on peut apercevoir Jacco Gardner au photomaton, Night Beats à discuter sous un arbre, ou encore Pauw au stand vinyle (ou l’on trouve de petites pépites, ma carte en a fait les frais !). L’accent est aussi mis sur le visuel, qui va de pair avec l’expérience psychédélique et nous plonge dans une orgie ou se mêlent sons et visuels complètement loufoques. Ça se passe dans une aile du bâtiment de la ferme, où un écran géant a été installé (merci Potemkine). Là les gens se laissent aller à se prélasser sur les tapis à même le sol ou bien pour les plus conformistes, sur une chaise. Il y avait aussi les installations dans les arbres entre petits défis (merci Baleapop) à relever qui tombaient des branches et des toiles à observer tendues entre deux arbres (que personnellement je n’aurais pas piqué pour accrocher au dessus de mon lit mais d’autre l’aurait fait oui).

baleapop

Mon coup de cœur va sur les Night Beats qui jouaient le deuxième jour, dimanche ! Sur scène comme dans le public, ça transpire. Leur musique sent le bourbon, la sueur, l’huile de moteur. Les riffs sont enivrants et la batterie à se taper la tête contre un mur. On est littéralement happés par ces Texans dans la pénombre de la «Caravaneerail». Quand on en sort, on est encore sous le choc, la tête est encore sous effet d’un serrage d’étau. Un autre groupe qui a remué le public : Cannery Terror. Eux sont Français, aiment le fromage (en témoigne leur titre Cheese), et nous emmènent dans un monde de garage psyché rutilant mené par l’énergique Clara Capaggli. Sur scène, ça jam, ça balance les tignasses, ça sent bon l’amour et le soleil, surtout : ça rock ! Impossible de ne pas recommander chaudement de les voir en live. Pour les amateurs de musique électronique qui tape fort, il ne fallait pas louper les Nova Machina. Aux frontières du psychédélisme, ce duo Franco-Chilien mêle musique électronique et expérimentale, utilisant des matériaux recyclés (ferraille, pierres…) pour repousser plus loin les limites. Leur prestation en a fait gigoter plus d’un ! En sortant, je me senti bien, bourré, j’ai envie d’y retourner l’année prochaine. Et que l’équipe nous fasse découvrir un autre lieux insolite ! Je mets mon bémol sur les prix des consommations. Pour une fois, on saluera que le RER A soit bloqué puisqu’on a moins attendu d’un show à un autre, il faut avouer qu’au bout de deux jours on ne savait plus trop quoi faire pendant l’entre-deux.

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